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Le système immunitaire

Comment fonctionne t'il et comment le stimuler?


À quoi sert le système immunitaire?

Notre immunité en dit long sur notre vitalité. 

En effet, le rôle principal du système immunitaire est de nous défendre contre les agents extérieurs potentiellement pathogènes.


Ce système est composé de tissus et d'organes qui fonctionnent ensemble pour les neutraliser et constituent notre barrière entre le soi (nos cellules, flores défensives..) et le non soi, (ce qui ne nous appartient pas et tente de pénétrer dans notre organisme).

Parmi ces organes et tissus : la peau et les muqueuses, les organes du système lymphatique (la moelle osseuse et le thymus, la rate, les ganglions lymphatiques, les amygdales), l'appendice, les plaques de Payer (intestin grêle)

Il comporte également plusieurs systèmes de défense en fonction des organes impliqués (peau= barrière cutanée, sueur, enzymes, microbiotes..)


Un système immunitaire efficace rend tous nos systèmes plus opérationnels et plus résistants. A l'inverse, une immunité basse fragilise nos organes et nous rend plus vulnérable face aux agressions.


Le système immunitaire est étroitement lié à nos 2 systèmes régulateurs  (le système hormonal et le système nerveux) et au système lymphatique (lieu de production des globules blancs, cellules défensives).

Le système immunitaire participe à l'homéostasie ; c'est un système combatif et d'auto défense : l'objectif des cellules immunitaires est de neutraliser et d'éliminer tout ce qui est indésirable pour maintenir notre milieu intérieur. Si l'équilibre arrive à être maintenu, notre système immunitaire nous défend et nous protège.


Il peut toutefois se dérégler et être hyperactif ; dans ce cas, la réaction est modifiée et le corps produit en masse de l'histamine (on parle de terrain allergique).

Il peut à l'inverse être hypoactif, on parle d'immunodépression. Dans certains cas, il est responsable de maladies (auto-immunes) lorsqu'il n'est plus capable de distinguer le soi du non-soi : nos anticorps attaquent nos propres cellules.


C'est un système qui contribue donc à notre vitalité et notre résistivité face aux agressions extérieures. Il est nécessaire d'écouter les signaux du corps : observer à quelle fréquence nous sommes malade, et de le booster en conséquence surtout à l'approche des périodes automnales et hivernales, propices aux infections virales. La notion de terrain est très importante quand on évoque le système immunitaire.


Les différents systèmes de défense

Notre corps a différentes barrières de protection.

On distingue principalement 3 mécanismes de défenses qui permettent 2 réponses immunitaires distinctes : la réponse innée qui agit contre tous les intrus, et la réponse spécifique qui a gardé en mémoire des intrus bien déterminés déjà rencontrés. 


Notre première ligne de défense est aussi l'organe le plus répandu et un émonctoire clé : la peau. C'est elle est en contact direct avec l'environnement et sépare le milieu extérieur de notre intérieur. Elle recouvre notre corps dans son ensemble. Avec nos muqueuses, elles forment la barrière mécanique.


La sécrétion de certains liquides organiques ou mêmes certains tissus participent à la réponse immunitaire et vont freiner la croissance ou même détruire certains agents pathogènes ; c'est la protection chimique. C'est le cas de la sueur (bactéricide), de certaines enzymes (comme celles contenues dans la salive, les sucs gastriques), de nos différentes flores (qui contiennent des bactéries, champignons qui nous protègent), des larmes, le l'urine, du mucus..


Enfin, et c'est aussi ce qui justifie un système immunitaire propre à chaque individu, nous disposons d'un système de protection inné plus ou moins chargé en bactéries en fonction de différents critères :


  • Si nous avons été allaité, nous avons un système immunitaire plus résistant grâce au lait maternel qui contient des anticorps, un anti viral efficace (l'interféron), des acides gras (qui endommage l'enveloppe des virus) et de la lactoferine (protéine qui inhibe la prolifération bactérienne)

  • Si notre mère a accouché par voie naturelle : nous héritons de la flore vaginale de la maman constituée de bactéries saprophytes qui renforcent l'immunité. Il est très important de poser cette question lors de l'anamnèse, souvent les bébés nés par césarienne sont plus sensibles aux infections.

  • Si nous sommes nés à terme : nos organes sont opérationnels, la construction du corps a pu se faire progressivement. En effet les bébés prématurés sont plus vulnérables car leurs organes et système sont encore « en construction ». Il est alors plus difficile d'assimiler les nutriments, de renforcer son immunité et de combattre d'éventuels agents pathogènes.

Les microbes et le terrain


Les microbes

Les microbes sont des micro-organismes vivants ou non vivants ayant pour finalité de nuire à notre organisme. On compte parmi eux 3 catégories principales : les bactéries, les virus et les champignons.


Ces micro-organismes ne sont pas toujours nuisibles, on pense notamment aux bactéries, naturellement présentes sur nos flores (intestinale, vaginale, cutanée) qui ont un rôle de défense et nous protègent et aux champignons qui sont également un constituant de notre flore intestinale.


Cette notion de microbe vient donc appuyer le côté nuisible. Lorsqu'ils colonisent notre corps, ils prolifèrent et perturbent notre système immunitaire et tous nos systèmes, générant des symptômes (fièvre, toux, douleurs, diarrhées..). Nos anticorps mettent tout en place pour les neutraliser et les éliminer afin de conserver l'homéostasie. Contrairement aux bactéries qui sont des organismes vivants, les virus (non vivants) ont besoin d'un hôte pour se reproduire, notre corps est donc notre seule et unique barrière pour les neutraliser !


Zoom sur les antibiotiques

Les antibiotiques ont fait leurs preuves, ils sont efficaces pour tuer les bactéries pathogènes (encore faut-il qu'il soit bien choisi), mais détruisent sur leur passage toutes les bactéries qui nous défendent : ils affaiblissent donc notre système immunitaire, et ont souvent pour effet secondaires des troubles digestifs, mycoses,..


Il est donc essentiel après un traitement médicamenteux de ce type de ré ensemencer les flores et de booster son immunité ; au risque que des bactéries face leur réapparition et deviennent résistantes aux antibiotiques !


Certaines huiles essentielles anti bactériennes sont intéressantes en association avec des antibiotiques: origan, thym à thymol.. Les antibiotiques sont parfois la seule solution efficace et doivent être pris en dernier recours.


Il y a à l'inverse très peu de solutions pour exterminer un virus ; si ce n'est qu'apaiser les symptômes. Certaines huiles essentielles contiennent des molécules capables d'empêcher la réplication virale mais encore une fois tout dépend de notre système immunitaire, de notre terrain et de la virulence du virus et sa vitesse de réplication. C'est le cas du romarin à cinéole, du ravintsara, de l'hysope couchée..


Les champignons sont difficiles à détruire et prolifèrent généralement sur des sujets à faible vitalité (sauf mycose des ongles qui se transmet par contact direct).


Notre capacité à nous défendre contre les microbes dépend principalement de notre vitalité et de notre terrain.

« Le microbe n'est rien, le terrain est tout » Béchamp


Le terrain

Notre terrain nous caractérise et n'est que le reflet de nos habitudes de vie et de notre état mental et émotionnel (ou de certaines prédispositions génétiques) .Un terrain fragile reflète une faille. Le rôle du naturopathe est de déceler cette faille et de mettre en place certains changements afin d'augmenter sa vitalité pour qu'il puisse mieux se défendre contre les agressions.

Le terrain (et donc la vitalité, l'immunité, l'équilibre) dépend principalement :

  • De l'alimentation

  • Du niveau d'activité physique

  • Du sommeil

  • De la gestion du stress et des émotions

  • De la vie sociale

Une alimentation équilibrée, un niveau d'activité suffisant et régulier, un sommeil suffisant et récupérateur, une bonne gestion de son stress et de ses émotions, et une vie sociale épanouie promettent un terrain résistant. 

Et inversement, lorsque l'équilibre est rompu, le corps s'encrasse, la vitalité diminue et le terrain peut devenir inflammatoire, immunodéficient, allergique...


Le terrain caractérise donc notre capacité à nous défendre contre les microbes.

Bonne nouvelle: il n'est jamais trop tard pour faire des changements et modifier son terrain pour améliorer sa vitalité. C'est même une priorité et le premier pas vers une amélioration et un mieux être général.


Information importante: 80% des cellules de l'immunité sont situés dans les intestins. Tu comprendras l'importance d'en prendre soin et d'avoir une bonne santé intestinale. Si tu as des troubles digestifs chroniques, ton immunité est probablement impactée. Consulte un naturopathe pour remettre tout ça dans l'ordre !


Prends soin de toi et de ton immunité !

À bientôt pour un nouvel article!

Estelle 🧚‍♀️

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